L’après, La Bulle et la réinvention

Chère lectrice, cher lecteur,

Je me rends compte que je ne me suis pas connectée sur ce blog depuis cet hiver et que, évidemment, je n’ai rien écrit depuis huit mois. 8 mois de silence, d’exploration et de réinvention. J’avais toutes les bonnes intentions du monde et une pléthore d’idées. Les idées ne manquent jamais chez moi, c’est plutôt l’inverse. C’est même plutôt le problème. Trop d’idées, trop de passions, trop de missions. Qui suis-je au milieu de ce tourbillon?

Et puis, je me suis rendue compte à quel point il était difficile pour moi d’écrire plusieurs projets à la fois, de travailler sur l’écriture de plusieurs choses à la fois. Cela m’éparpille encore plus, cela me dissout et je disparais dans des phases de doutes et de stagnation. En écrivant ces mots, je réalise que c’est ce que je suis en train de faire à nouveau ces dernières semaines et que c’est l’une des raisons pour laquelle j’ai du mal à avancer et que la fatigue s’empare de moi.

La dernière fois, je te parlais de mes ateliers intuition, Les Ateliers du Gingko et du Papillon, qui ont eu beaucoup de succès et qui m’ont apportée beaucoup de joie. J’en ai mené trois et me suis laissée emportée à nouveau par la vague.

Une année 2021 de réinvention

Il faut dire que le deuxième trimestre de mon Master d’écriture de scénario a été créatif et intense et que j’ai eu besoin de me concentrer, sur l’écriture d’un pilote de série d’abord, sur mes examens au printemps et sur l’écriture de mon premier film cet été. Cela a été une période créative et riche extraordinaire et je suis heureuse et fière de dire que j’ai terminé mon Master avec de bonnes notes et que je serai diplômée de ce troisième Master à l’automne.

Photographie par Hayley Thompson de Captured Connections

En parallèle, parce que oui, évidemment, ce n’était pas suffisant, mon intuition m’a menée à m’inscrire pour une certification de coaching. Et depuis une semaine, je suis désormais coach de vie spirituelle, coach Dharma et coach de créativité. C’était une voie que j’envisageais depuis fort longtemps et qui s’est déroulée naturellement. Cela a été passionnant, enrichissant et je sais que l’écriture et le coaching sont pour moi complémentaires et essentiels et font partie de mon Dharma (ma mission de vie).

En l’espace d’un an, en l’espace de quelques mois, après des années d’exploration et il faut le dire, de désespoir à l’idée de ne jamais trouver ma voie, ma voix et ma place dans le monde, je peux dire aujourd’hui que j’ai trouvé ma voie, mon Dharma, pour aujourd’hui et maintenant, ma voix dans l’écriture qu’elle soit intuitive, blogueuse ou scénaristique. Quant à ma place dans le monde, mon appartenance, je sais qu’elle réside dans mon Dharma, dans mon rôle de vie et que c’est lorsque j’écris, que je partage, que je coache que je trouve cette place. Et petit à petit, j’apprivoise ce nouveau sentiment. La fuite n’a plus sa raison d’être, je suis dans le présent, dans l’ici et maintenant.

Ces années et mois d’exploration étaient nécessaires. Lorsque l’on choisit la voie du coeur et de l’intuition, que l’on ne cède pas à la voie de la raison, le chemin n’est pas linéaire ou rapide. Bien au contraire, c’est une exploration cyclique et profonde. La raison mène à des détours. Le coeur mène au centre de la spirale, à la raison d’être. Si les métiers de coach et de scénariste étaient dans ma liste rationnelle d’idées de reconversion, ils n’étaient pas en haut de la liste, car jamais je ne me serais permise un tel luxe, une telle arrogance, un tel bonheur. Mon cerveau n’est pas très bienveillant, mais il apprend.

L’après réinvention

Me voilà reconvertie, réinventée, une nouvelle moi. Nouvelles identités, nouvelles cordes à mon arc, nouvelles compétences, nouvelles joies, nouveaux apprentissages, nouvelle zone de comfort. Et maintenant? Et après?

J’ai appris récemment, grâce à l’Human Design, que j’avais mon G-Center ouvert. Si cela ne vous parle pas, ce n’est pas grave. Cela signifie que mon centre identitaire, la manière dont je me définis, n’est pas justement défini. Il est fluide et censé être changeant, impermanent et évolutif, au cours de ma vie et en fonction de là où je me trouve. Il est donc normal pour moi d’avoir vécu des centaines de vie, de m’épanouir dans des secteurs et des milieux différents. Je suis un caméléon identitaire et émotionnel (mon autre seul centre non-défini pour les spécialistes du Human Design :)) et ce n’est pas une mauvaise chose. C’est même une grande force. Mais ce que je réalise en écrivant cet article, c’est que le caméléon ne porte pas toutes ses couleurs à la fois (bon métaphoriquement, parce que scientifiquement, je n’ai aucune idée de comment cela fonctionne) et qu’il laisse aller ses autres couleurs sans y attacher comme un radeau.

Que fais-t-on quand on endosse une nouvelle identité? On laisse aller la précédente, sans avoir peur qu’elle disparaisse ou que l’on en est soudain besoin en cas d’urgence, pour se cacher, se protéger ou se fondre dans une nouvelle foule. Et c’est ça, l’important dans l’après; l’après- réinvention, reconversion ou transition. C’est ce qui rend la transition inconfortable. Savoir lâcher prise de son passé, sans se perdre dans le futur et savoir être pleinement cette nouvelle identité dans le présent. Et c’est ce que j’ai eu beaucoup de mal à faire et avec quoi je lutte encore régulièrement.

Photographie par Hayley Thompson, de Captured Connections

Je ne suis plus étudiante depuis quelques semaines. J’ai été triste, soulagée, nostalgique et fière.

Je ne suis plus nomade depuis plus d’un an. J’ai été soulagée, perdue, confuse et nostalgique.

Je ne suis plus blogueuse de voyage professionnelle depuis près de deux ans maintenant. Je ne suis plus traductrice depuis quelques mois. J’ai été désespérée, nerveuse, apeurée, soulagée.

Je ne suis plus en burnout depuis près de deux ans. J’ai été incrédule, soulagée, nerveuse et fière.

Je suis scénariste et coach de créativité et Dharma. Je suis expat à Edimbourg et c’est ce qui me rend heureuse aujourd’hui et maintenant. L’après n’est finalement pas un après. C’est un présent. Et c’est comme cela que la transition n’est plus inconfortable. Lorsque l’après se dissout dans le présent. Lorsqu’il n’y a plus d’après. Et lorsque l’auparavant est un lointain souvenir qui n’a plus d’impact et d’emprise sur notre présent.

J’aurais envie de vous dire que c’est aussi simple que cela, qu’il suffit de le décider. Mais l’emprise de mon burnout, la peur d’y retourner pose encore des ombres sur mon présent. De moins en moins, avec le temps et le travail de coaching, mais je ne peux pas dire que cela a été un chemin facile. Mais comme je vous le racontais au début, la voie du coeur n’est pas linéaire et simple. Elle est profonde, chaotique et puissante. C’est celle que je choisis, chaque jour, parce qu’elle est vraie.

L’après se dissout dans le présent, la créativité m’emporte

Alors dans cet après qui n’en est pas un, je trouve mes marques petit à petit. Je mets en place des nouveaux projets, j’essaye de trouver un équilibre, mon équilibre, je continue d’explorer, d’apprendre et de grandir. J’apprends (je réapprends) à lâcher prise surtout, encore et encore. C’est l’une des choses que la créativité m’apprend à chaque nouveau mot versé sur la page. Je ne sais pas où je vais lorsque j’écris, je ne l’ai jamais vraiment su. Cet article en est un bon exemple. Je me laisse portée par les mots et les idées qui me traversent et qui veulent s’inscrire ici. Ce n’est pas un choix rationnel. Le choix rationnel vient après, dans la relecture, mais je le garde en laisse, parce que l’authenticité, la vérité est ce qui compte pour moi le plus dans chaque mot que j’écris, chaque texte que crée, chaque film sur lequel je travaille.

En un an, mon rapport à la créativité s’est transformée. C’est aujourd’hui le domaine de ma vie qui me rend le plus heureuse, épanouie, libre et curieuse. C’est le domaine sur lequel je n’exerce plus le contrôle de la raison à tort et à travers et dans lequel j’ai le plus confiance. Parce que je n’essaye pas de contrôler son futur. J’ai des rêves et objectifs bien sûr, mais je connais le pouvoir du lâcher prise et de l’intuition, d’autant plus dans la créativité. Alors, j’écris, je souris, je me laisse portée. Il n’y a pas de date de péremption à ma créativité. Pas de destination, pas de ligne d’arrivée, pas de résultat attendu. Il n’y a que le présent, la joie que cela m’apporte et la vérité, l’authenticité qui veut s’écrire sur la page.

Il y a encore quelques mois, j’essayais d’être un certain type de scénariste, de me mettre et de mettre ma créativité dans une case. J’ai eu à traverser de nombreux blocages créatifs, peurs et doutes. J’ai beaucoup écrit et partagé mes écrits. J’ai appris, j’apprends encore. A regarder cette transformation en l’espace d’un an, je suis émue, fière et sereine.

La Bulle, un programme coaching de créativité et d’intériorité

Et c’est pour cela que j’ai créé La Bulle, mon premier programme de coaching de groupe, qui allie créativité, intériorité, spiritualité et communauté. J’y ai condensé en un voyage créatif de sept semaines, toutes les leçons de vie, de voyage et d’introspection que j’ai appris au cours de ces dernières décennies, ainsi que les apprentissages de mon Master et de ma certification de coaching et tout ce dont je vous parle ici depuis la création du blog Enough: intuition, alignement, flow, énergies, engagement, créativité, joie, etc.

La Bulle sera une exploration heureuse et joyeuse, une expérience profonde et transformatrice, où nous suivrons la voie du coeur et nous plongerons dans la spirale, le cycle de transformation, en profondeur et en authenticité. Je vous inviterai à créer votre propre bulle d’exploration pour créer des bases solides de votre réinvention, de votre créativité, de votre introspection, pour mener à bien un projet, une réinvention, une idée. Que vous vous considériez comme créatif ou non, La Bulle est pour celleux qui souhaitent partir en exploration et qui ont envie de le faire de manière joyeuse, vraie, avec bienveillance et compassion.

Et si comme moi, tu as bien trop d’idées et tu t’éparpilles…
Si comme moi, tu te sens perdu.e, que tu as du mal à ne pas laisser ton passé t’envahir ou que tu vis trop dans le futur, que tu te remets d’un burnout…
Si comme moi, tu commences plein de projets, sans vraiment terminer ou t’y mettre à fond…
Si tu as plein d’idées, mais que tu ne sais pas par où commencer…
Si tu n’as pas d’idées, mais que tu ne te sens plus bien là où tu es dans ta vie…

Alors La Bulle peut t’apporter beaucoup et je me réjouis de te compter parmi les Bulleux et Bulleuses.

Pour tous les détails sur le programme, c’est par ici!

Les inscriptions se terminent le mercredi 6 octobre et nous commençons l’exploration en live le 2 octobre.

Pour rejoindre directement le programme et créer ta bulle, c’est ici!

Et que devient le blog Enough?

En parallèle de La Bulle, parce que oui, il y a toujours un parallèle chez moi, je continue de travailler sur mon premier film et je commence à écrire mon second. Je laisse ma créativité m’emporter et elle m’appelle parfois dans des directions surprenantes. La poésie est l’une des dernières nouveautés. Et je suis curieuse de voir ce qui viendra après. Oups, non, laissez-moi profiter du présent et de ces poèmes qui me traversent.

Stardust est mon dernier poème (en anglais) sur le concept de maison et d’appartenance.

Je réfléchis à combiner ce blog avec mon nouveau site professionnel, Lucie Aidart. Je vous avoue que je pensais faire une redirection. C’est ce qui ferait le plus de sens. Mais vous l’avez compris, je ne suis plus la voie de la raison. Alors, on verra, on en reparlera et je vous tiendrais au courant de ce que je décide bien sûr. J’ai aimé écrire à nouveau par ici. C’est une jolie bulle de sérénité, de liberté et d’exploration. Et je sais que cette bulle, quelque forme qu’elle prenne, elle vaut tout l’or du monde.

Alors sans doute à bientôt par ici,

Amicalement,

Lucie

Lucie Aidart

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