5 exercices pour mieux se connaître pendant le confinement

Alors que pour certains d’entre nous, la quatrième semaine de confinement est déjà bien entamée, pour d’autres, elle commencera officiellement demain. En ce 21e jour de confinement, nos nouvelles routines et habitudes commencent à s’installer. On dit souvent qu’il faut entre 21 et 30 jours pour ancrer une habitude (c’est à mon avis plus complexe que cela, mais prenons ce chiffre comme référence) et nous sommes donc en plein dans cette période. Pour beaucoup, le choc, la colère, le déni, la révolte, l’apathie sont ou seront bientôt dépassés et laisseront la place à une nouvelle manière de vivre, ne serait-ce que temporairement. Cela me paraît donc le bon moment pour vous présenter quelques exercices et pratiques quotidiennes pour permettre de mieux se connaître pendant le confinement.

Je vous laisse consulter mes deux articles précédents autour de cette thématique, avant de vous lancer dans ces exercices: Santé mentale et confinement et Quelques ressources pour bien vivre et traverser le confinement.

Pour ma part, je n’arrive pas à croire que le temps est passé si vite et je me rends compte, en écrivant ces lignes, que je n’ai plus aucune résistance à la potentielle durée du confinement. Si au tout début, l’idée de passer un mois et demi ou trois mois dans la petite ville de mon père me faisait soupirer, si encore la semaine dernière, je levais les yeux au ciel en imaginant six mois ici, aujourd’hui, je n’ai plus de résistance ou d’attentes à ce sujet. Cela durera le temps que cela durera. Je ne peux pas le contrôler et m’attarder sur ces pensées ne ferait qu’ajouter à mon anxiété.

Evidemment, je regarde le positif de la situation depuis le début et j’ai peut-être en cela une petite longueur d’avance, n’étant pas passée par certaines phases comme le déni ou la colère. Il ne s’agit pas ici de dire que je ne vis pas des moments d’anxiété ou de déprime, mais regarder le bon côté des choses et me focaliser dessus me permet de continuer d’avancer. J’apprends, pour la première fois de ma vie, à cuisiner. J’ai beaucoup de temps. J’ai lâché prise sur énormément de stress et de pression que je me mettais. Je vais finir aujourd’hui de lire un livre très exigeant, que j’aurais été incapable de lire ces 15 dernières années. Et ce ne sont que quelques éléments positifs, n’ayant pas encore le recul pour tout voir ou analyser avec plus d’objectivité. Mais surtout, j’ai véritablement l’impression d’apprendre à me connaître avec une plus grande profondeur. Comme je l’avais envisagé dès le début, le confinement, pour ceux qui ont le privilège d’avoir un toit, la santé et du temps et l’envie de partir en introspection, est une formidable opportunité pour mieux se connaître, pour savoir qui l’on est vraiment, ce que l’on désire, ce que l’on aime, ce qui est essentiel, ce qui est superflu, ce que l’on peut laisser aller et ce, dans tous les domaines de la vie: carrière, passions, loisirs, amis, amours, spiritualité, sport, alimentation, militantisme, etc. J’ai l’impression qu’en 3 semaines, j’ai eu plus aha moments (révélations) que dans les derniers six mois (et ce n’est pas peu dire!) et j’ai également l’impression d’avoir beaucoup appris. On tirera les leçons en temps et en heur, là n’est pas le sujet.

Cela est rendu possible parce que je suis prête à travailler sur moi, à réfléchir, à changer mes actions, à observer et à aller en profondeur, même dans les côtés sombres et effrayants. Et c’est sans doute un autre privilège que j’ai la chance d’avoir. J’ai déjà fait face à mes parts d’ombre, je sais ce qui peut s’y cacher, je sais à quel point c’est difficile, mais je sais que le jeu en vaut la chandelle, et que la lumière au bout du tunnel, vaut toutes les souffrances et difficultés du monde. Alors non, me retrouver seule face aux ombres ne me fait plus peur, bien au contraire. C’est sans doute aussi pour cela que j’ai pu envisager le confinement avec une grande sérénité.

Si vous aussi, vous avez envie d’apprendre à mieux vous connaître pendant le confinement, je vous propose 5 exercices pour se plonger dans votre propre intériorité. Ces 5 exercices et pratiques sont accessibles pour “tous les niveaux”, que vous n’ayez pas trop l’habitude de faire de l’introspection ou que cela soit votre quotidien, mais les résultats et vos trouvailles seront sans doute différents. Si vous n’obtenez aucun résultat, n’abandonnez pas. Ce sont des pratiques à tester, à développer, à pratiquer parfois quotidiennement, pour obtenir des résultats et des réponses. Ces exercices peuvent vous parler ou pas du tout et il est important de choisir l’un ou l’autre qui résonne ou vous appelle. Rien ne sert de faire des exercices qui vous paraissent stupides. Ce sont aussi des exercices inspirés de mes podcasts et de mes lectures et je préciserai la source si applicable.

Pratiquer le silence pour mieux se connaître

Vous allez sans doute me dire que c’est plutôt facile pour vous, parce que vous êtes confiné-e seul-e, ou vous allez me dire au contraire que c’est impossible, parce que vous avez des enfants, un chat, une maman bavarde ou un lama. Certes. Mais, laissez-moi vous expliquer un peu plus ce que je veux dire par la pratique du silence.

Comment pouvoir entendre son intériorité, si on s’entoure de bruits extérieurs? C’est sans doute impossible. Alors, je ne peux que vous inviter à pratiquer des moments de silence dans votre quotidien de confinement, que ce soit pour quelques minutes avant le réveil ou après le coucher des autres, une heure l’après-midi ou toute la matinée. Je vous laisse adapter cette pratique à votre situation et à vos envies.

Pour ma part, j’avais déjà une bonne pratique silencieuse, que ce soit en méditation, en randonnée, dans l’après-midi, en yoga, mais je me suis rendue compte que j’avais besoin de plus de silence pour apprendre à mieux me connaître, mais surtout que j’avais besoin que mes matins soient véritablement silencieux. C’est en écoutant un podcast où Sophia Bush interviewait Jay Shetty (ancien moine en Inde), que cela m’a véritablement marquée. Il comparait un réveil durant lequel on regarde la télé, on écoute la radio et on lit ses emails et ses commentaires sur les réseaux sociaux dès le saut du lit, à si l’on laissait entrer dans sa chambre une centaine de personnes, qui parlent, hurlent, commentent, tambourinent et trépignent sur place tous les matins. Et cette phrase m’a marquée. Oui, je n’allais pas sur les réseaux, sur mes mails, ou je ne regardais pas la télévision, mais je regardais mes textos, je lisais un livre et j’écoutais un podcast tous les matins, en ne me concentrant pas sur moi, mais sur l’extérieur, en répondant aux besoins des autres, en me noyant dans la lecture ou en apprenant des choses. Mais jamais, je ne me demandais comment ça allait, ce dont j’avais besoin, comment j’envisageais ma journée, etc. J’ai donc décidé d’adapter la routine de Jay Shetty à mon quotidien de confinement. Voilà une semaine que je pratique le silence avec intention tous les matins et cela change ma vie.

Pour le moment, je me réveille, je prépare mon petit-déjeuner, je décide d’une intention pour la journée et d’une ou deux tâches que je dois accomplir, je m’interroge sur mes émotions et mon ressenti présent, je sirote mon thé en regardant par la fenêtre et en écrivant mes gratitudes et je fais une séance de yoga, plus ou moins longue. Et oui, en silence, en étant à l’écoute de moi-même. Et cela change tout. Evidemment, c’est adapté à mon rythme de vie et à chacun de faire sienne cette pratique à sa manière. Je pourrais sans doute faire un point plus approfondi à ce sujet dans quelques mois.

Ce petit rituel matinal est devenu sacré. Je ne sais s’il durera longtemps, mais je le chéris aujourd’hui, avec l’impression d’avoir enfin trouvé cette routine matinale dont tout le monde vante les bienfaits. Vous me direz ce que vous en pensez si vous le faites aussi.

Interroger son intuition

C’est une pratique que j’ai depuis plus d’un an maintenant et cela a également complètement révolutionné ma vie. C’est Jess Lively qui m’a présentée ce concept la première, dans son podcast The Lively Show. J’ai testé cette pratique et je l’ai immédiatement adoptée. Ce n’est évidemment pas si simple que cela, et il y a eu des tâtonnements avant d’avoir confiance dans cette pratique, mais c’est bien plus “intuitif” aujourd’hui.

J’ai commencé par écrire à mon intuition, sur des sujets mondains ou profonds et à suivre ce que cette voix intérieure me disait et peu à peu, j’ai pu plus me connecter avec moi-même. Aujourd’hui, je m’interroge parfois sans passer par le biais de l’écriture et les résultats sont toujours surprenants, apaisants et simples. Il y a quelques jours, j’étais un peu molassonne et après un exercice de respiration, je me suis demandée à moi-même ce dont j’avais besoin. La réponse qui est apparue immédiatement était “de l’eau”. J’en ai rigolé tellement c’était évident. J’étais déshydratée, parce que j’avais peu bu à cause d’une sensibilité dentaire. J’ai ensuite resposer la question et cela m’a amenée à des réponses plus philosophiques et moins concrètes, qui étaient tout autant nécessaires.

Questionner son intuition, cela fonctionne un peu pour tous les domaines de la vie, de la nourriture au travail, aux questions philosophiques et spirituelles, en passant par votre indécision du moment. Ce n’est évidemment pas aussi simple que je le présente, surtout pour créer d’abord cette première connexion, mais si vous lâchez prise et apprenez à distinguer cette voix intuitive de toutes les autres voix qui font du bruit dans votre tête (votre ego, les attentes de la société, les voix d’une personne contrôlante dans votre vie…), vous aurez accès à un véritable trésor de connaissance intérieure. On en reparlera plus en détails si vous le souhaitez, mais posez-vous la question (par écrit ou à voix haute), “de quoi ai-je besoin là tout de suite, maintenant pour aller mieux?”, et écouter la réponse et vous pourriez être surpris. Alors, quelles sont les réponses que vous avez obtenues?

Pour en savoir plus sur cette pratique, je vous renvoie à tout le contenu produit sur le sujet par Jess Lively.

Vivre ses émotions pour mieux se connaître

Bien se connaître, c’est s’accepter, tel-le que l’on est. Et accepter ses émotions, qu’elles soient négatives ou positives. Et ce n’est pas possible lorsque l’on refoule ses émotions, lorsqu’on les enfouit au fond de soi par du déni, de l’addiction ou de la distraction ou lorsque l’on se juge pour ces mêmes émotions.

Voici une pratique que j’essaye de faire, dès que je me sens submergée par une émotion. Parfois, j’oublie et je retombe dans mes anciens schémas de fuite, mais vivre vraiment mes émotions, les accueillir, les accepter, les traverser m’a permis de m’apaiser et surtout de comprendre le lien entre mon corps, mes pensées et mes émotions.

Lorsqu’une émotion désagréable me saisit, je m’arrête si c’est possible. J’observe, sans la nommer, sans l’analyser, où je la ressens dans mon corps, comment elle se développe, si elle se déplace et commet elle se manifeste (douleur, larmes, sueur, tremblements, troubles de la respiration…), je ressens ces sensations physiques sans les juger, jusqu’à ce qu’elles disparaissent. Une fois l’émotion traversée et les sensations physiques disparues, je nomme l’émotion et j’analyse le pourquoi, ce qui me permettra de reconnaître facilement la prochaine fois que ces symptômes physiques se manifestent, sans paniquer. Parce que le pire qui puisse m’arriver, c’est de ressentir cette émotion pendant de longues minutes. Mais ensuite, une fois vraiment vécue, elle n’est plus là, enfouie au fond de moi, à me dévorer de l’intérieur. Et je préfère largement passer un moment désagréable, plutôt que vivre des mois ou des années de déni et de dépression! C’est déjà fait, merci, j’ai assez donné…!

Pour plus de détails sur cet exercice, j’ai bien aimé les explications données dans cet article.

Dresser la liste de ses priorités

J’ai été très surprise par cet exercice et des révélations qui en sont ressorties pour moi. Pour que cela fonctionne, il faut être vraiment honnête avec soi-même et prendre le temps de faire l’exercice sur papier. Mettre les choses sur le papier permet de clarifier les choses, de tout ordonner et parfois de faire ressortir des éléments que l’on imaginait pas.

Cet exercice a été expliqué par Lewis Howes dans le podcast The School of Greatness dans cet épisode. Il s’agit de lister tous les domaines importants de sa vie, en cette période de confinement (il y a des choses qui sont peut-être en pause par la force des choses) et ensuite de les prioriser. Chaque liste sera personnelle à chacun-e, mais pour exemple, dans la mienne on trouvait entre autres: spiritualité, travail, relations amicales, famille, relations amoureuses, passions, art, relation avec soi, maison, activisme, argent, etc. Il s’agit ensuite de les prioriser de 1 à 10, en se demandant ce qui a été délaissé ces derniers temps et ce qui, si on le priorisait, permettrait de trouver une nouvelle énergie pour ensuite prioriser le reste. Alors évidemment, si vous devez travailler ou si vous avez des enfants, il ne s’agit pas de se dire, “je ne peux pas parce que je dois faire ça et ça”, mais essayez de mettre en haut de la liste quelque chose qui nécessite vraiment votre attention et que vous pourrez prioriser, ne serait-ce que 30 minutes par jour.

Une fois cette partie faite (cela se fait avant normalement, mais je me connais assez pour avoir pu faire la liste des priorités intuitivement), dans chaque domaine, il s’agit ensuite d’écrire ce que vous êtes fier-ère d’avoir accompli, ce que vous n’avez pas réussi ou mal fait mais sur lequel il faudrait travailler, ce sur quoi vous êtes prêt-e à lâcher prise, ce que vous pouvez contrôler ou pas en ces temps de confinement et ce que vous pouvez mettre en place pour cette priorité. Vous verrez, c’est très instructif et si vous choisissez le bon domaine de priorité, vous pourrez avoir de l’énergie pour accomplir de nouvelles choses plus tard, pendant ou après le confinement. Il ne s’agit surtout pas de devenir une rock-star dans tous les domaines pendant le confinement, car c’est une pression sociétale et de perfectionnisme inutile.

Envisager l’après-confinement

C’est un exercice que je commence tout juste à mettre en place, car il ne s’agit pas d’être toujours dans le futur et dans la planification et d’oublier le présent et car cela nécessite selon moi beaucoup de réflexion, mais c’est un travail introspectif essentiel. Profitons de ce temps au ralenti, pour envisager l’après-confinement, au niveau sociétal, mais aussi individuel. Il ne s’agit pas de revenir à la normalité. Il y aura un après, comme il y a eu un “après-11-septembre” et les changements qui sont venus avec. Et c’est aujourd’hui que nous pouvons définir cet après, pour soi et pour la société. D’où l’importance du militantisme et de l’information, même en temps de confinement.

Mais qu’en est-il dans le domaine individuel? A quoi voulez-vous que votre vie ressemble vraiment? Beaucoup de gens se posent ce type de questions et ne font face à leur mortalité que lorsqu’ils sont face à un événement tragique. C’est une opportunité collective que nous avons ici. Quel sens voulez-vous donner à votre vie? Que voulez-vous faire chaque jour? Que voulez-vous ressentir? Que voulez-vous contribuer au monde, à la société, à votre entourage? Quelles personnes souhaitez-vous vraiment avoir dans votre vie? Lesquelles de vos passions comptent vraiment? A quoi voulez-vous consacrer du temps dans le futur? Quel rêve voulez-vous réaliser demain avant qu’il ne soit trop tard? A quelle personne voulez-vous déclarer votre flamme? Mais aussi, qu’est-ce qui n’a plus aucune importance? Sur quoi pouvez-vous lâcher prise? Comment êtes-vous vous même plus authentiquement et plus profondément depuis ce confinement et comment pouvez-vous amenez cette lumière avec vous de l’autre côté? Quelles croyances limitantes pouvez-vous désapprendre? Quelle pratique quotidienne allez-vous inclure dans votre nouvelle vie? Quelles leçons tirez-vous de tout cela?

Pour ma part, j’ai commencé à faire des listes pour l’après. Ce que je ferai, qui je serai, ce qui compte vraiment. Ces listes se remplissent tout doucement, parce que j’ai l’impression de partir de zéro ou presque dans tous les domaines et de tout reconstruire. J’ai l’impression d’avoir la chance unique de créer ma vie toute entière, d’avoir une belle page blanche où le futur reste encore à écrire. C’était déjà le cas avant, mais c’est un sentiment encore plus poussé grâce au confinement. Je parlais d’ailleurs de ça avec ma soeur, pour quelque chose de très pratique: le budget. Ce n’est pas souvent qu’on a l’occasion de construire un budget en partant de l’essentiel, et en ajoutant à toute petite dose, des choses au fur et à mesure, en ayant conscience que ce sont des dépenses que l’on veut vraiment faire. Avant, en faisant mon budget, j’avais plus tendance à enlever les dépenses superflues, pas à ajouter les dépenses qui font du sens. Et c’est une manière de pensée applicable à tous les domaines de la vie.

Alors en cette quatrième semaine de confinement et pour les semaines à venir, je m’amuse. Je repars de zéro et je crée ma vie à petites touches. Je teste, je rajoute des nouvelles couches, sans me presser et sans attentes, parce que l’idée est de savoir si c’est vraiment pour moi, si c’est vraiment moi.

PS: il ne s’agit pas de faire des listes en mode FOMO, “on rattrape tout le temps perdu, je vais aller manger tout ce que je n’ai pas pu et voyager dans tous les pays du monde et faire ça, et ça, et puis ça aussi!” Il s’agit vraiment de revenir à l’essentiel, à l’authentique et à l’essence même de qui vous êtes. Une manière amusante de faire de l’introspection, non?

J’espère que ces quelques exercices et pratiques vous ont inspiré pour développer votre propre pratique pour apprendre à mieux vous connaître. Evidemment, cela n’a rien d’exhaustif ou d’obligatoire. Ce sont simplement des exercices qui me parlent et m’aident personnellement, et qui fonctionnent tout autant pendant le confinement, mais aussi pour l’après, dans la vie quotidienne, au retour à la norma… Ah non, c’est vrai, on a dit qu’il n’y aurait pas de retour à la normalité! Ce sera plutôt un renouveau, une nouvelle vie, un nouveau commencement. Je trinque à ça, avec mon thé, avec moi-même et avec vous!

Bon courage pour la quatrième semaine et n’hésitez pas à me faire signe si vous avez testé ou pratiqué un de ces exercices. Je serai ravie d’avoir votre retour.

Singe sur un sanctuaire au Japon à Nikko - 5 exercices pour apprendre à mieux se connaître pendant le confinement

Journal de confinement

Voici les précédentes éditions et les suivantes de ce journal de confinement. Il contient des réflexions diverses sous différents formats. Bonne lecture!

J1 – Santé mentale et confinement: quelques idées et réflexions pour préserver sa santé mentale.
J2 – Ode à la marche
J3 – Les Fantômes du passé
J4 – La peur
J5 – Silence
J6 – Etre une voyageuse au temps du Coronavirus (à lire sur mon autre blog)
J7 – La vie continue – Life goes on
J8 – Banalités
J9 – Ressources pour bien vivre le confinement
J10 – Privilèges
J11 – Revenir au corps et aux sens
J14 – Les certitudes
J17 – Home is within
J21 – 5 exercices et pratiques pour mieux se connaître

Lucie Aidart

2 réflexions sur « 5 exercices pour mieux se connaître pendant le confinement »

  1. Coucou Lucie,
    Super article, j’aime beaucoup ta façon de décrire cette nouvelle réalité dans laquelle tu te découvres en ce moment. Je trouve tes mots doux et me retrouve pas mal dans ce que tu dis. Je ne pratique pas ces exercices de la même façon que toi mais ton article à eu le mérite de me renvoyer à mes propred agissements en cette période de confinement. Je te rejoins sur bcp de points. La pratique du silence m’a beaucoup parlé. Il est vrai que le matin, quand je prends mon portable pour checker les messages potentiellement reçu dans la nuit, je me retrouve à scroller IG et au bout de 10 secondes j’ai comme un tas le bol, exactement pareil que lorsque je suis entourée de plein de monde dans une pièce à la mauvaise acoustique et que ça me casse les oreilles et m’irrite le coeur. Alors je remets tout en mode avion et je retourne auprès de moi même sous la couette et c’est bien mieux. Il fut un temps où je me forçais aussi à ne pas allumer mon téléphone avant d’avoir fini mon petit déjeuner. Tes mots me donnent envie de réajuster la petite routine que je teste en ce moment. Lire les actualités un peu plus tard et profiter des premières minutes pour interroger mon intuition (chose que je fais régulièrement sans avoir jamais pensé que c’était un truc à faire d’ailleurs. J’ai un dialogue intérieur très riche depuis toujours et me pose très souvent la question de ce que je veux vraiment) et faire ma petite séance de yoga aussi.

    Pour ce qui est de l’après confinement, j’aime y penser aussi, comme si le fait de m’imaginer aller le faire arriver plus vite. Je me disais aujourd’hui en me baladant dans la campagne de mes parents que finalement cette vie là n’est pas si mal. Et je me fiche un peu que les frontières et les évènements culturels ne reouvrent pas avant la fin de l’été (si c’était le cas, alors même que j’adore ça !) car en fait je trouve qu’il y a quelque chose de très doux dans cet été que j’imagine auprès des personnes qui comptent vraiment (moi y compris), à découvrir des coins dans ma nouvelle région d’adoption. C’est bien entendu très personnel et c’est un luxe que je peux me permettre mais moi finalement, la seule chose qui m’importe aujourd’hui, c’est de pouvoir de nouveau être au contact de mes amis.

    Je te souhaite une belle fin de journée,
    Laure
    Laure Articles récents…4 (+2) séries Netflix à regarder absolumentMy Profile

    1. Bonjour Laure,

      Merci beaucoup pour ton commentaire. Oui, c’est une spirale très facile dans laquelle on se perd parfois, sur Instagram ou ailleurs. J’espère que tu trouveras un peu d’apaisement et une manière d’ajuster ta routine qui te conviendras. C’est super pour ton dialogue intérieur, c’est une belle richesse. Pour ma part, je pense qu’il était très présent en voyage, mais que j’avais du mal à y accéder au quotidien. Je suis heureuse de pouvoir y accéder plus facilement aujourd’hui, que j’aille bien ou non, mais aussi d’aller plus en profondeur et de me poser des questions un peu plus philosophiques.
      Oui, finalement, il y a de très belles choses dans ce quotidien de confinement. Je sais ce que je dois et peux ajuster pour être bien sans plaisirs extérieurs et ça c’est une belle ressource. Je suis heureuse aussi de voir que tu as retrouvé de quoi te connecter à ton essentiel. Pour ma part, je crois que ce serait d’avoir un vrai chez moi et l’accès à la nature. Et heureusement, ce sont deux choses tout à fait envisageables…
      Belle fin de journée à toi et n’hésite pas à me faire signe si tu as réussi à réintroduire un peu de tout cela dans ta routine 🙂

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